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[N° TEL]
[N°TEL SANTE]
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            Le voeu de Malbrancq n'a pas été exaucé. Personne semble-t-il, n'a eu la curiosité de recueillir ce qui avait trait au pieux anachorète. Mais ce qui est certain, c'est que la tradition a gardé précieusement le souvenir de ce Saint Homme.

            Et à Dannes, On sait encore dans les foyers que sur le Mont Saint Frieux existait autrefois un ermitage; que Saint Frieux avait deux frères, ermites comme lui, et que les trois Saints, établis chacun sur le haut d'une montagne, d'où ils se voyaient, se faisaient mutuellement des signaux.

            Ce qu'il y a de certain encore, c'est que sur l'emplacement même où était autrefois l'ermitage, fut bâtie à une époque qu'il est difficile de préciser, une chapelle.

            Une ordonnance du Roi Charles IX datée du 11 octobre 1566 a nommé pour desservir cette chapelle, le sieur Nicole François.

            D'autres part, en 1855, le propriétaire du terrain, voulant savoir à quoi s'en tenir sur le récit de Malbrancq et sur la tradition, fit faire des fouilles sur le point le plus élevé de la montagne et là, après quelques pelletées de terre, la pioche mit à jour les fondations d'un ancien édifice. On peut supposer que c'étaient celles de la chapelle et de l'ermitage.

            Bien des décennies plus tard, lorsqu'on fit des travaux à la source du ruisseau de Bronne,on trouva, sous le sable, des tuiles qui, par leur épaisseur, paraissaient appartenir à une époque reculée. Ces tuiles ont-elles recouvert l'ermitage de la soeur de Saint-Frieux?

            Enfin, sur le plateau qui couronne le mont, à très peu de distance où était la demeure du Saint, il existe une source qui était encore en grande vénération parmi les habitants du pays au début de ce siècle. On croit généralement qu'elle a la propriété de guérir certaines fièvres, du moins beaucoup de malades sont-ils venus de loin lui demander le remède à leurs maux.

            Plusieurs fois les enfants qui y conduisaient les vaches du village ont trouvé sur les bords de cette fontaine de petites pièces de monnaie.

A la recherche des indices

La légende de Saint-Frieux

            L'histoire d'un ermite du Moyen-Age qui n'a laissé qu'un nom et une légende.


            A environ quatre kilomètre d'Hardelot, au milieu des dunes, entre Dannes et Neufchâtel, est une montagne très élevée qui domine toutes celles d'alentour, et du haut de laquelle l'oeil embrasse la mer sur une immense étendue; les côtes d'Angleterre, deux forêts, un grand nombre de villages, la chaîne crayeuse qui entoure le Boulonnais, et un océan de sables. Lieu désert s'il en fût jamais pittoresque au delà de toute expression, et par conséquent plus propre que tout autre à la vie contemplative.


            Une légende très intéressante se rattache à cette localité. M. HARBAVILLE en a dit quelques mots dans son "mémorial historique"; mais lui-même, ainsi qu'il en convient, a puissé son récit dans Malbrancq. Nous devons donc répéter ce que l'historien des Morins (nom donné à l'époque romaine aux habitants du Boulonnais) a écrit sur ce sujet:


            "L'histoire de la Bretagne nous apprend que Judoc (Saint Josse) fut bientôt rejoint dans ces lieux par son frère, qui menait comme lui une vie d'anachorète et qui s'appelait Férioc. Ce saint homme, dont le nom français est Saint Férieux, est encore honoré sur le haut d'une montagne qui porte son nom, entre Boulogne et Montreuil.

            

            Comme un jour je visitais les lieux illustrés par sa piété, une femme du pays m'apprit que, sur le sommet de cette montagne, avait vécu autrefois un célébre anachorète, qui passait sa vie dans l'exercice de toutes les vertus, de même que son frère, établi sur ce terrain élevé, à l'embouchure de la Canche. De ces hauteurs, d'où ils se voyaient tous deux s'invitaient par des signes à se rendre dignes de la demeure céleste.


            La réputation de sainteté de Saint Férioc (Saint Frieux) s'était étendue bien loin, lorsqu'un jour des brigands envahirent son ermitage, placé sur le point le plus élevé de la montagne; ils lui coupèrent la tête, et prirent aussitôt la fuite. Mais au même instant, le corps tronqué se releva et prenant sa tête la porta lui-même au pied du mont, où sa soeur menait également une vie retirée et austère, auprès d'une source d'eau limpide que l'on voit encore aujourd'hui. Touché de la fin misérable de son frère et plus encore saisie de respect pour le nouveau martyr, cette pieuse femme recueillit ses restes et les fit inhumer aussi décemment que possible.


            Je n'ai trouvé nulle part de traces écrites de cette légende; mais je désirerais beaucoup que les Boulonnais fissent des recherches à ce sujet; il se pourrait que la tradition eût laissé dans la mémoire des gens du pays des faits plus détaillés. Ce qu'il y a de certain, c'est que depuis un temps immémorial jusqu'à nos jours, la tradition a conservé le souvenir d'un anachorète qui avait établi sa demeure sur le sommet de cette montagne, et que les marins surpris par la tempête invoquent encore Saint Frieux comme leur puissant protecteur"

Dannes